Architecture extérieure

Le pèlerin ou le simple promeneur arrivant en vue de la basilique , est quelque peu surpris par l’aspect peu conventionnel du sanctuaire.

Son clocher, de la lointaine route nationale d’où il l’a vu émerger de la riante nature sur les premières pentes de la montagne, l’a sans doute intrigué.

Il disparaît de la vue lorsqu’on pénètre dans Soultz, localité dont le prieuré faisait partie jusqu'à la fin du siècle qui a suivi celui de la Révolution, réapparaît à sa sortie, à l’entrée du vallon.

Les premières maisons de Jungholtz le cachent une nouvelle fois, puis il est là, imposant mais souriant, invitant à la visite. A gauche, les antiques pierres moussues du vieux cimetière juif semblent dressées là comme pour le défendre...

On grimpe les marches de l’esplanade, on passe sur le parvis où de vénérables tilleuls plantés là en 1842 (l’inscription gravée dans la pierre du contrefort de gauche l’atteste), forment la haie d’honneur. Puis on s’arrête devant la grande porte du vieux chêne, artistement moulurée, portant par-dessus ses deux vantaux dans sa partie haute faisant tympan, une niche dans laquelle se détache une jolie statuette polychrome de la Vierge, datant du XVIIIe siècle.

Sur le large perron de trois marches, contrastant avec le bois sombre et le mettant en valeur, l’imposant porche de grès rose du pays est pratiquement le seul élément d’architecture décoratif du bâtiment. Belle composition baroque de pilastres et de moulures, son entablement supporte un fronton courbe à forte mouluration en-dessous duquel, sur toute la longueur du linteau, s’étend une inscription gravée : VAS ADMIRABILE OPUS EXCELSI. Notons les lettres dépassant la hauteur de la ligne : VDMIILVXCLI. Additionnés, ces chiffres romains nous donnent la date d’achèvement du chantier : 1723. Rappelons que c’est l’architecte Peter THUMB, à qui la proche Allemagne du Sud, de la Forêt-Noire jusqu’au Tyrol, en passant par Ebersmunster et autres lieux en Alsace, doit nombre de somptueuses églises, riches de stucages et d’ornementations plastiques que nous ne trouvons pas à Thierenbach, dont l’architecture intérieure, tout comme son aspect extérieur sont restés, sans doute volontairement, d’une extrême sobriété.

Avant de pousser la porte, faisons un rapide tour du bâtiment.

Le long de la façade sud, entre le clocher à bulbe de cuivre surmonté d'une croix dorée élevé en 1932 et la sacristie accolée au choeur de l’église, la galerie des Pèlerins, ajout moderne de 1950, évoque par son caractère les origines romanes du sanctuaire, mais aussi la présence de l’ancien cloître. Quelques vestiges de cette église primitive sont visibles tant à côté de la porte d’accès latérale qu’à l’intérieur, au fond, maintenus in situ dans le sol.

La galerie fait face aux bâtiments de l’Accueil Notre-Dame, volumes agréables et fort utiles pour toutes les manifestations du bien au fil des mois.

Souvenirs historiques encore : la fontaine Saint-Antoine à deux pas, un beau calvaire de 1750 sur le bord de l’étang voisin et, sous la galerie, quelques très anciennes pierres funéraires retrouvées lors de la réfection du dallage pendant la dernière restauration.

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